Licenciement à l’initiative de l’employeur en Israël
Lorsque l’employeur décide de mettre fin à votre emploi, il est important de comprendre non seulement les paiements finaux, mais aussi l’ordre du processus lui-même. Dans de nombreux cas, la succession des étapes compte : entretien préalable, notification écrite, décision finale, préavis ou paiement à sa place, puis clôture des paiements et des documents.
Cet article sert de liste de contrôle pratique pour les nouveaux immigrants. Il ne remplace pas un conseil juridique, mais il aide à comprendre comment se déroule généralement un licenciement initié par l’employeur et ce qu’il faut vérifier à chaque étape.
1. Comment le processus se déroule généralement
En pratique, un licenciement initié par l’employeur comprend souvent les étapes suivantes :
- convocation à un entretien préalable ou à une réunion de clarification, si l’employeur en organise une ;
- l’entretien lui-même, au cours duquel le salarié peut répondre ;
- la décision finale de l’employeur ;
- la notification écrite du licenciement ;
- la période de préavis ou le paiement à la place de cette période ;
- le règlement final : salaire, congés non pris, gestion de l’indemnité de départ, formulaires fiscaux et documents de retraite.
Conservez tous les courriels, messages, lettres et bulletins de salaire dès le début du processus.
2. Entretien préalable au licenciement
Dans de nombreux lieux de travail, le licenciement est précédé d’un entretien préalable. Son objectif pratique est de permettre au salarié de répondre avant qu’une décision finale ne soit prise.
Si vous êtes convoqué à un tel entretien, vérifiez :
- si la convocation a été envoyée par écrit ;
- si les motifs ont été précisés ;
- si un délai raisonnable vous a été laissé pour vous préparer ;
- si vous pouvez apporter des documents ou des arguments écrits ;
- si un compte rendu écrit sera établi.
Même si la relation de travail touche déjà à sa fin, cette étape reste importante pour le dossier et pour d’éventuels litiges ultérieurs.
3. Décision finale et notification écrite
Si l’employeur décide d’aller au bout du processus, demandez une notification écrite indiquant :
- la date à laquelle l’avis a été remis ;
- la date effective de fin d’emploi ;
- si vous devez continuer à travailler pendant le préavis ;
- si l’employeur vous paie au lieu de vous faire travailler pendant cette période.
La date de fin d’emploi a un effet sur le salaire, la compensation du préavis, les déclarations de pension et l’inscription au chômage.
4. Vérifiez la période de préavis ou de travail
D’après le guide officiel sur l’emploi publié sur gov.il, la durée du préavis dépend généralement de l’ancienneté. Pour les salariés mensualisés, il s’agit en général d’un jour par mois pendant les 6 premiers mois, puis de 2,5 jours supplémentaires par mois du 7e mois jusqu’à la fin de la première année, et après une année complète d’emploi le préavis est généralement d’un mois.
Si l’employeur ne souhaite pas que vous continuiez à travailler pendant cette période, il doit en principe la payer. Conservez la lettre de licenciement avec votre dernier bulletin de salaire.
5. Ce qui doit apparaître dans le solde final
À la fin de l’emploi, vérifiez séparément :
- le salaire jusqu’au dernier jour de travail ;
- le paiement du préavis si vous n’avez pas travaillé pendant cette période ;
- le paiement des congés non pris, le cas échéant ;
- l’indemnité de départ, si vous y avez droit ;
- le traitement des fonds de pension et de compensation ;
- les commissions, primes ou paiements contractuels encore dus.
Ne vous contentez pas d’un résumé oral. Demandez un détail écrit.
6. Vérifiez si vous avez droit à une indemnité de départ
Le même guide officiel explique qu’un salarié ayant travaillé en continu chez le même employeur pendant au moins un an a en général droit à une indemnité de départ s’il est licencié. La règle générale décrite est l’équivalent d’un mois de salaire par année de travail, avec ajustement en cas de temps partiel.
Certaines démissions peuvent aussi être assimilées à un licenciement pour le calcul de l’indemnité. Cela ne veut pas dire que toute démission ouvre ce droit. En cas de dégradation des conditions de travail, de problème de santé, de départ pour s’occuper d’un enfant ou d’autres circonstances particulières, il faut vérifier les règles officielles applicables à votre situation.
7. Ne négligez pas le formulaire 161 et la pension
À la fin d’un emploi, les documents fiscaux et de retraite sont essentiels. Le service officiel de l’Autorité fiscale israélienne concernant le formulaire 161 – notification de cessation d’emploi explique que l’employeur doit déclarer la fin d’emploi et que le salarié peut devoir choisir quoi faire des sommes de compensation mises à sa disposition.
C’est un point où beaucoup de personnes commettent des erreurs coûteuses. Avant de retirer de l’argent du composant indemnité ou de l’épargne retraite, vérifiez les conséquences fiscales et l’effet à long terme sur votre pension.
8. Certains licenciements sont limités par la loi
Dans certains cas, un licenciement est interdit ou soumis à autorisation. Un exemple officiel est le service du ministère du Travail relatif à l’autorisation de licenciement ou de réduction d’emploi/de revenu selon la loi sur l’emploi des femmes. Ces protections peuvent concerner notamment la grossesse et certaines périodes après l’accouchement.
Si vous êtes dans une situation protégée, ne supposez pas qu’un licenciement ordinaire est automatiquement valable.
9. Que faire si l’employeur n’a pas payé
S’il manque de l’argent ou des droits, la voie officielle est le service de dépôt de demande devant le tribunal du travail. Il couvre notamment les demandes liées à l’indemnité de départ, au salaire, aux cotisations retraite et à d’autres droits sociaux.
Avant de déposer une demande, rassemblez :
- la convocation à l’entretien et son compte rendu, s’ils existent ;
- votre contrat de travail, si vous en avez un ;
- la lettre de licenciement ;
- vos fiches de paie ;
- vos relevés bancaires ;
- les relevés de pension ou de caisse ;
- le formulaire 161 et les documents fiscaux liés ;
- les courriels ou messages prouvant les dates et les engagements.