Baisse de l’impôt sur le revenu en 2026 : qui gagne vraiment en Israël

En Israël, le système fiscal est progressif. Plus le revenu monte, plus chaque tranche supplémentaire est taxée à un taux plus élevé. Cela ne signifie pas que tout le revenu passe au taux maximum. Chaque shekel est imposé selon sa tranche.

Barèmes de l’impôt sur le revenu en 2026

Pour un revenu mensuel, les tranches sont les suivantes :

  • jusqu’à 7 010 ₪ — 10 %
  • de 7 011 à 10 060 ₪ — 14 %
  • de 10 061 à 19 000 ₪ — 20 %
  • de 19 001 à 25 100 ₪ — 31 %
  • de 25 101 à 46 690 ₪ — 35 %
  • de 46 691 à 60 130 ₪ — 47 %
  • au-dessus de 60 130 ₪ — 50 %

Les changements sont surtout visibles dans les tranches du milieu. Pour un salaire imposable mensuel de 19 000 ₪, l’économie annuelle d’impôt atteint 3 768 ₪. Au-dessus de 25 100 ₪ brut, l’économie annuelle atteint 5 040 ₪.

Cotisations Bituah Leumi pour un indépendant en 2026

Pour un auto-entrepreneur, il n’y a que deux tranches :

  • jusqu’à 7 703 ₪ — 7,7 %
  • de 7 703 à 51 910 ₪ — 18 %
  • au-dessus de 51 910 ₪ — aucune cotisation supplémentaire sur la partie dépassant ce seuil

Ces cotisations ne sont pas de l’argent perdu. Elles ouvrent une couverture sociale et réduisent partiellement l’impôt sur le revenu grâce aux déductions prévues.

Exemple concret : un indépendant avec 70 000 ₪ de profit mensuel

Prenons un entrepreneur individuel avec un bénéfice de 70 000 ₪ par mois, soit 840 000 ₪ par an.

Même avec des avantages fiscaux minimaux — seulement 2,25 points de crédit — son impôt sur le revenu tourne autour de 250 000 ₪ par an. La charge effective est d’environ 30 %, pas 50 %.

Pourquoi ?

Parce que l’impôt est calculé par paliers. Les premières tranches sont taxées aux taux inférieurs avant d’atteindre les tranches élevées. Le taux de 50 % ne s’applique jamais à l’ensemble du revenu.

À cela s’ajoutent environ 100 000 ₪ par an de cotisations Bituah Leumi.

Dans ce cas de base, il reste environ 500 000 ₪ net par an.

Pourquoi gagner plus reste rentable

Si le même entrepreneur augmente son bénéfice annuel à 1 040 000 ₪, le taux de 50 % ne s’applique pas à tout le revenu. Il ne concerne que la partie supplémentaire, soit les 200 000 ₪ de plus.

Le revenu net annuel augmente alors jusqu’à environ 600 000 ₪. Le calcul reste approximatif et tient compte d’une réduction d’environ 52 % sur une partie des cotisations Bituah Leumi, sans mas briout.

Le point central est simple : l’impôt monte avec le revenu, mais le net augmente aussi. Le système ne punit pas le fait de gagner davantage. Il prélève davantage sur la partie marginale du revenu.

Ce que les entrepreneurs doivent comprendre

La logique « les impôts mangent tout » est fausse.

En pratique :

  • le revenu est taxé par tranches
  • les cotisations sociales donnent une couverture
  • les dépôts dans la Keren Penessa et la Keren Ishtalmut réduisent l’impôt
  • les points de crédit pour enfants et autres avantages diminuent encore la facture fiscale

Dans un cas bien optimisé, les écarts se chiffrent en dizaines de milliers de shekels par an.

Ossek patour et Ossek mourche

Le passage d’Ossek patour à Ossek mourche n’est pas toujours avantageux au moment du changement. La structure des charges devient alors plus complexe.

En revanche, rester toute sa vie dans un cadre limité pour ne pas dépasser un seuil de revenu est une mauvaise stratégie d’entreprise. Gagner plus reste la bonne direction. Le bon réflexe consiste à payer le minimum légal, utiliser tous les avantages disponibles et structurer correctement ses revenus.